Les Cas de morale au cinéma

Avertissement : pour certains cas de morale « limites » cités dans cet article, les auteurs ont voulu laisser s'exprimer les divergences d'opinion. Il ne s'agit évidemment pas de divergences sur les principes de la morale, mais plutôt sur la morale pratique, c'est-à-dire sur l'appréciation des faits qui asseyent le jugement prudentiel.

Si vous êtes plutôt d'accord avec l'un ou avec l'autre, vous pouvez bien entendu poster votre propre avis sur le site http://www.lecran.fr

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Le Bonheur au cinéma

« Tous les hommes cherchent à être heureux, même ceux qui vont se pendre ».

Telle est la première constatation que nous pouvons faire, avec Aristote. Partant de là, il est facile de voir que la question du bonheur va se trouver au cœur de toute œuvre artistique, quelle qu'elle soit, au moins implicitement : tous les films parlent des hommes. Mais que cherchent les hommes ? Le bonheur, qu'ils le disent ou non. Qu'ils travaillent, qu'ils marchent, qu'il boivent ou qu'ils restent à ne rien faire, tout cela n'a qu'un seul but plus ou moins conscient, plus ou moins éloigné : être heureux.

 

Les anciens se posaient cette question : « Où se trouve le bonheur ? ». Dans l'argent ? Dans les plaisirs ? Dans les honneurs ?

Aujourd'hui, l'homme moderne envisage le bonheur différemment, sous un angle plus subjectif.

En gros, peu importe où se trouve le bonheur : c'est à chacun de trouver le sien, de trouver ce qui lui convient, en toute liberté. C'est avant tout l'individu qui doit s'épanouir, ou se réaliser comme il le sent. On envisage le bonheur plus comme une question d'« épanouissement personnel » ou de « réalisation de soi » (« épanouissement » en plus  sportif) que comme la recherche logique d'un « vrai » bonheur commun à tous les hommes.

 

Nous allons donc examiner la question du bonheur à travers la vision qu'en donne le cinéma actuel, lequel nous présentera inévitablement les deux grands types de « chercheurs de bonheur » : les optimistes et les pessimistes.

 

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Le jeu vidéo est-il, tout comme le moi, haïssable ?

Par le Docteur Philippe de Labriolle
Médecin psychiatre
Membre du Conseil scientifique de L'Écran


Disons le sans ambages : le je a besoin du jeu. Non, rassurez-vous, pas besoin d’aspirine, juste d’un peu d’indulgence pour autrui et surtout pour soi même. C’est le même Pascal qui « tacle » l’imagination en la traitant de « maîtresse d’erreur et fausseté », et qui suggère le pari le plus astucieux jamais conçu : parier sur l’alliance avec un Dieu intrinsè quement bon, malgré le mal ambiant, seule façon d’échapper à notre misère sans Lui. Bref, on ne peut pas ne pas jouer.
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L'amitié au cinéma

Au fil de l'histoire du cinéma, on assiste à des conceptions très différentes de l'amitié. Comme dans la vie réelle, les hommes et les femmes entre eux n'en ont pas nécessairement la même vision, certains réservant le terme d'amitié à une personne seulement, choisie parmi leurs connaissances, quand d'autres ont parfois plusieurs « meilleurs amis » (mais si ! Je suis sûr que vous en connaissez !).

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Le Cinéma : magie ou découverte ?

Par Philippe de Labriolle,

Médecin psychiatre,

Membre du Conseil scientifique de L'Écran


Du cinéma, on connaît l’agrément, mais pas assez l’utilité. Il s’agit ici, selon le mot du philosophe slovène Slavoj Zizek (in Fragile absolu, Flammarion, Champs Essais, Paris, 2010, p. 115) de faire l’éloge du « potentiel vital des fictions ». Pour nous construire, nous avons besoin des mots et des images des autres.

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